Changement climatique:
vendredi 18 décembre 2009Copenhague, le 18 décembre 2009 – Au sommet pour le climat de Copenhague, nous voyons arriver de nombreux textes différents, et cela ne fera qu’augmenter au long de la journée. Mais selon le WWF, rien de ce que nous avons vu jusqu’à présent ne correspond au niveau d’ambition nécessaire pour un accord légalement obligatoire, ni en ce qui concerne les objectifs concrets de réduction, ni concernant le financement pour les pays pauvres. Les propositions actuelles contiennent quelques vagues mots sur la nécessité de rester sous la barre des deux degrés de réchauffement, mais quasi rien n’est dit quant à la manière concrète d’y arriver.
A l’écoute de quelques discours importants, il est clair que nous avons encore un grand besoin d’action. Le président américain Obama a dit de nombreuses fois que tous les pays doivent être derrière leurs engagements et les rendre transparents. Mais cela s’applique aussi pour les Etats-Unis.
L’UE semble revenir sur sa promesse initiale d’augmenter son objectif de réduction à 30% par rapport aux niveaux de 1990. C’est très décevant car la science indique clairement que tous les pays développés doivent réduire leurs émissions de 40%. Le WWF demande de toute urgence aux états membres les plus progressistes au sein de l’UE de pousser pour afficher des objectifs plus ambitieux dès aujourd’hui.
La Chine également doit avancer. Son premier ministre Wen Jiabao semble l’avoir compris. Il accepte les engagements actuels de la Chine sans argent supplémentaire, et il a laisser entendre que la Chine pourrait vouloir faire plus en termes de réductions d’émissions et de transparence. L’Inde se dit également prête à faire plus si elle est soutenue. »
Les chefs d’Etats et de gouvernements doivent maintenant saisir l’opportunité tant qu’elle existe pour assurer que l’accord soit plus ambitieux et garantisse que la planète n’est pas embarquée sur une voie dangereuse en matière de climat.
Le WWF veut voir une année butoir pour atteindre un pic et diminuer les émissions, des sources de financement claires qui permettent aux pays en développement de réduire les dangers du climat et de s’adapter et une révision scientifique de chaque accord signé, d’ici 2014.
