aller vers wwf.be
retour à la page d'accueil  Cyber Pandas Club Jeux et Fun Documentation Concours Prends contact Action
  Documentation > Dossiers > Les cétacés

 


Les cétacés


Un peu d’histoire



Savais-tu que le mot "cétacé" vient du grec kêtos, qui veut dire "grand animal - ou monstre - marin" ? Ces animaux sont en effet souvent grands, leur taille allant de 1m pour certains dauphins à 25m pour la baleine bleue, qui est même l'animal le plus grand que la Terre ait jamais porté !

Les cétacés ne sont pas des poissons - tu le sais probablement déjà - ce sont des mammifères. Les mères allaitent leurs petits et ont besoin de venir respirer à l'air libre. Pour distinguer un poisson d'un cétacé, il suffit de regarder la queue : celle du poisson est verticale, et celle du cétacé est horizontale : c'est aussi simple que ça !

Dents ou fanons
Il existe 80 espèces de cétacés, qu’on divise en 2 groupes : les cétacés à fanons (mysticètes) et les cétacés à dents (les odontocètes).


Les mysticètes ou cétacés à fanons :


Un "fanon", c’est quoi ? Ce sont des espèces de grandes "brosses" dont est munie la bouche de certaines grandes baleines, et qui agissent comme des filtres. Ces fanons pendent verticalement sous le palais. Au moment où la baleine ouvre bien grand la bouche, il s’y engouffre une grande quantité d’eau, mais aussi de très nombreux petits organismes. La baleine n’a ensuite plus qu’à refermer la bouche et presser la langue contre le palais pour expulser toute l’eau. A ce moment, ses fanons retiennent les petits organismes dont elle se nourrit, et elle n’a plus qu’à les avaler. Incroyable, non, de penser que des animaux si énormes se contentent de manger des proies si minuscules !

Parmi les baleines à fanons, on compte 13 espèces :
Le rorqual bleu
Le rorqual de Bryde
Le rorqual commun
Le rorqual du nord (ou de Rudolphi)
Le petit rorqual
Le petit rorqual de l’Antarctique
La baleine franche boréale
La baleine franche du Pacifique
La baleine franche de l’Atlantique
La baleine franche australe
La baleine (franche) pygmée
La baleine grise
La baleine à bosse (ou mégaptère)


Les odontocètes ou cétacés à dents :


Pas de mot compliqué à expliquer, cette fois… Les cétacés à dents sont bel et bien armés de dents véritables, qu'ils utilisent pour attraper et dépecer leurs proies ; cette catégorie de cétacés rassemble la majorité des espèces de la famille.

Parmi les cétacés à dents, on compte 6 familles :
- les Physétéridés : Tels que le cachalot
- les Ziphiidés : appelés les baleines à bec
- les Monodontidés : Tels que le narval et le bélouga
- les Platanistidés appelés aussi dauphins de rivières
- les Delphinidés : c'est la famille des dauphins tels que le grand dauphin (Flipper !), le dauphin commun mais aussi de l'orque
- les Phocoenidés : cette famille rassemble tous les marsouins


Tout savoir sur les cétacés

Grands voyageurs
On trouve des cétacés dans presque toutes les mers et océans de la planète, du pôle Nord au pôle Sud. Les baleines migrent pour rejoindre d’autres mers lorsque la nourriture vient à manquer à un endroit précis ou lorsque, à certaines périodes de l’année, la température de l’eau cesse d’être agréable. Les baleines à fanons, surtout, sont de grandes voyageuses.

Un jet de vapeur

Les cétacés ne peuvent pas respirer l'oxygène dissout dans l'eau, comme le font les poissons, ils viennent donc régulièrement à la surface pour reprendre de l’air. Ils le font d’une manière parfois très spectaculaire, en éjectant d’abord, par leur évent dorsal, l’air contenu dans les poumons avant de pouvoir à nouveau faire une provision d’air frais. On pensait autrefois que c’était un jet d’eau, un peu comme une fontaine. Mais il s’agit en fait de vapeur d’eau. Le cachalot est le véritable champion des jets de vapeur, puisqu’il peut émettre un jet atteignant jusqu’à 8 m. de hauteur !

Le chant des baleines
Les cétacés communiquent entre eux, à leur manière. Leur "langage" est composé de sons qui ressemblent à des sifflements, des grondements, etc. Ce langage fut découvert par hasard par des militaires qui enregistraient les bruits sous-marins aux alentours des îles Hawaii : ils furent très étonnés d’entendre toute une série de bruits dont ils ne purent trouver l’origine. Ce n’est que bien plus tard que l’on comprit que ces sons étaient émis par les cétacés vivant dans les parages.

Manger et être mangé
Pour s’orienter et localiser leurs proies, les cétacés à dents utilisent un système de sonar, encore appelé système d’écholocation. Grâce à ce système, ils peuvent échapper à leurs ennemis et, surtout, trouver leur nourriture. Les baleines à fanons n’ont pas besoin d’un tel stratagème : comme elles se nourrissent de petits organismes qui évoluent partout dans l’eau, elles ne doivent pas rechercher activement une proie particulière. En plus, leur taille imposante suffit à tenir à l’écart la plupart de leurs ennemis.


Les cétacés menacés

Tu n’imagines pas le nombre de menaces qui pèsent sur nos amis les cétacés !

La chasse à la baleine

Dès ses débuts, l’industrie baleinière s’est rendue coupable de surexploitation des cétacés. L’abattage des baleines rapportait en effet beaucoup d’argent. Jadis, les baleines à fanons fournissaient de nombreux produits : la graisse était utilisée pour faire de l’huile pour les lampes, de la margarine et du savon ; les fanons étaient utilisés pour renforcer les corsets ; l’huile contenue dans la tête des cachalots était utilisée pour la confection de bougies et entrait dans la composition de parfums ; bref, un vrai supermarché ! Mais aujourd’hui, de bons substituts ont été mis au point, ce qui a rendu la chasse à la baleine tout à fait inutile.

Malheureusement, aujourd’hui encore, il y a toujours des pays qui continuent à chasser les cétacés : c’est le cas du Japon et de la Norvège, où les baleines sont chassées parce que leur viande y est très appréciée comme plat de luxe.

La pollution chimique
De plus en plus, on retrouve des cétacés morts échoués sur nos plages : la cause de ce phénomène bien triste est très souvent la pollution. Les produits chimiques (comme les PCB) et les pesticides industriels (comme le DDT) répandus en mer, ou s’y déversant par les rivières, sont consommés directement par les cétacés, ou par l’ingestion de proies contaminées. Certains en meurent, d’autres tombent gravement malades, ne peuvent plus se reproduire ou ont des petits qui souffrent de malformations.

La pollution sonore
De nombreux cétacés naviguent et communiquent grâce au son, et, pour se nourrir, toutes les espèces dentées utilisent l’écholocation. Or, à partir d’une certaine intensité, les niveaux sonores sous-marins provenant du trafic des bateaux et de l’activité industrielle (comme des explosions sous-marines !) nuisent gravement aux cétacés : des dommages de leur structure auditive ont souvent été observés… et les empêchent de communiquer entre eux ou d’utiliser l’écholocation !

La pêche

La pêche au thon représente une grave menace pour certaines espèces de cétacés à dents. Les pêcheurs ont en effet remarqué que plusieurs espèces de thons se déplaçaient toujours à proximité de groupes de dauphins (peut-être ces poissons suivent-ils les dauphins car ces derniers sont plus habiles à trouver des proies dont les deux espèces se nourrissent). Les pêcheurs n’ont plus qu’à suivre les dauphins et, en capturant les thons dans leurs filets, emprisonnent du même coup les dauphins, qui s’y emmêlent et meurent, noyés…Les immenses filets qui dérivent en haute mer entraînent aussi la mort de milliers, voire de millions de cétacés de différentes espèces.

Les bateaux !
Il arrive, bien trop souvent d’ailleurs, que les cétacés rentrent en collision avec de gros bateaux…ou se blessent aux hélices des navires…Les bateaux de tourisme d’observation des cétacés (ce qui est, au départ, une activité bénéfique au niveau économique, scientifique et pédagogique), représentent parfois une menace lorsqu’ils « harcèlent » les cétacés, ou que le trafic des bateaux devient de plus en plus important.

La dégradation des habitats
Les dauphins de rivières sont sans doute les plus menacés par la pollution, le trafic fluvial, les barrages dressés en travers des rivières, la rectification des rives… Le développement des côtes et la destruction massive des mangroves (ce qui va souvent de pair), a diminué les alevins (jeunes poissons) dont se nourrissent les cétacés.

Le changement climatique
Les augmentations de la température de l’eau vont entraîner le déclin du zooplancton, dont se nourrissent de nombreux cétacés (mais aussi plein de poissons !). Le phytoplancton va diminuer aussi, à cause du rayonnement solaire intensifié par le trou dans la couche d’ozone…Or, le phytoplancton est la base de toute la chaîne alimentaire océanique !


Que fait le WWF pour protéger les baleines ?

La CBI
En 1986, grâce entre autres aux efforts du WWF, la Commission Baleinière Internationale (CBI) décida de suspendre la chasse aux baleines à fanons. Cette commission se réunit tous les ans, afin d’examiner si cette interdiction doit être maintenue ou non. Hélas, il subsiste encore des pays (le Japon et la Norvège) qui contournent ce règlement, en prétendant qu’ils tuent des baleines "pour effectuer des recherches scientifiques" !

Les sanctuaires pour les cétacés


Le premier sanctuaire pour les cétacés fut créé en 1979, dans l’Océan Indien. Un second a vu le jour en 1994, autour du pôle sud, et rejoint d'ailleurs le premier sanctuaire. Seules les baleines à fanons sont cependant protégées dans ces deux sanctuaires.

Le WWF a également fait pression pour créer un 3e sanctuaire pour les cétacés en mer Méditerranée, qui a vu le jour en 1999, dans laquelle tant les baleines à fanons que les autres cétacés à dents sont effectivement protégés. La partie de la Méditerranée concernée est la mer de Ligurie : elle se trouve entre la Sardaigne, la Corse, la France et l’Italie. Chaque année, on y trouve plus de 25.000 dauphins, ainsi que des centaines de grandes baleines.

La CITES, ou Convention de Washington
Cette Convention réglemente le commerce international des espèces menacées. Les cétacés sont tous repris, au moins dans l'Annexe II de cette Convention, ce qui signifie qu'ils ne peuvent être exportés et importés que si l'on dispose d'un permis spécial. En outre, certains cétacés (comme la baleine à bosse, certains rorquals, le dauphin du Gange…) sont repris dans l'Annexe I, ce qui signifie que le commerce de leur viande est absolument interdit.

Tourisme baleinier


Dans de nombreux pays, le WWF a lancé des projets qui permettent aux touristes, accompagnés de guides locaux, de partir observer les cétacés. Cette nouvelle forme de tourisme, s’il est bien géré, permet aux populations locales de gagner de l’argent grâce aux cétacés, c’est donc un mode d’exploitation « non destructeur » et durable des cétacés : l’observation n’a pas d’effets nuisibles !

 


Tu veux être tenu au courant des nouveautés : deviens un CyberPanda et reçois gratuitement notre newsletter !