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Les Ministres belges visitent un projet WWF en RDC mardi 22 avril 2008 Bruxelles, le 22 avril 2008 – A l’occasion de leur visite en République Démocratique du Congo, le ministre belge des affaires étrangères, Karel De Gucht, accompagné du ministre de la coopération au développement Charles Michel, ont visité un projet du WWF-Belgique dans la réserve de la biosphère de Luki. Au cours de leur visite, les deux ministres et le gouverneur de la province congolaise du Bas-Congo, ont planté un arbre pour marquer leur soutien au projet de reforestation. Le projet de Luki est un exemple parfait pour illustrer la capacité unique du WWF d’allier la coopération au développement à la protection de l’environnement. L’an dernier, le WWF-Belgique s’est d’ailleurs vu reconnaître officiellement cette qualité de la part du ministre de la Coopération au développement. Yolente Delaunoy, collaboratrice de l’équipe forêt au WWF-Belgique explique : "Le WWF travaille sur le terrain, dans l’Ouest du Congo, en collaboration avec les associations locales de femmes à reboiser la région. Nous avons montré aux ministres comment Luki était utilisée à la fois comme réserve et comme station de recherche pour tout le Congo. Dans cette région, l’abattage d’arbres a causé beaucoup de dommages à l’environnement. En collaboration avec la population et les ONG’s locales, nous étudions les meilleures façons de reboiser. Nous recherchons quelles essences d’arbres se prêtent le mieux à faire du charbon de bois. Pour nous, il est indispensable que la population locale plante elle-même les arbres, et surtout, qu’elle en tire elle-même les bénéfices. De cette façon, nous améliorons à la fois la coopération au développement et la protection de l’environnement. C’est très important pour le WWF." Le WWF est actif dans plus de 100 pays et travaille sur plus de 2000 projets à travers le monde. En Afrique, le WWF-Belgique est depuis des années reconnu comme partenaire de confiance et travaille en collaboration avec ses partenaires locaux et les habitants sur de nombreux projets en particulier en République Démocratique du Congo. La réserve de la biosphère de Luki se situe entre le port de Boma et la capitale Kinshasa à environ 120 km de l’océan Atlantique. Luki est une des trois Réserves de la Biosphère reconnues par l’Unesco en RDC. Elle s’étend sur 33.000 hectares et abrite une forêt subéquatoriale primaire entourée de forêts secondaires, de savanes et d’exploitations d’agroforesterie. Les plantes de cette zone sont cultivées pour la nourriture traditionnelle (banane, taro, manioc, riz, maïs, …) et pour générer des revenus (comme l’huile de palme, le café et le cacao). Environ 7000 personnes vivent dans la réserve et 65 000 habitent dans les alentours (données de 2002). Malheureusement, la réserve est menacée par la coupe illégale de bois (pour le bois de chauffe ou le bois de construction), les feux de forêts, la chasse et la pêche. La pression des populations sur les ressources naturelles est très forte au Bas-Congo. En dehors de la réserve, il ne reste plus grand chose de la forêt de Mayumbe ; mais la réserve de Luki elle-même est menacée par les coupes illégales, l’agriculture itinérante (qui réduit en cendres des pans entiers de forêt) et par le braconnage. Le projet de Luki, financé par la Direction Générale de la Coopération au Développement, vie à réduire la pression anthropique qui s’exerce sur la réserve. Le WWF offre son expertise à trois niveaux : premièrement, la définition des statuts de la réserve et la nomination d’un gestionnaire principal, deuxièmement la mise en application d’un plan de gestion et troisièmement, la mise sur pied d’un plan de développement rural pour aider les populations locales. Concrètement, sur base d’inventaires écologiques et socio-économiques, le WWF a mis sur pied un plan de gestion pour la réserve. Plusieurs projets de développement ont été lancés dans les villages situés en bordure de la réserve, afin de rendre les villageois moins dépendants des ressources de la forêt. Un laboratoire de recherche a été mis sur pied à Luki pour étudier et cartographier les écosystèmes de la région. La création de ce laboratoire est le résultat de la collaboration entre le WWF et les scientifiques du Musée Royal d’Afrique Centrale de Tervuren. Le WWF donne également des formations aux gardiens de parc : ils veilleront à la sécurité du parc et participeront à la lutte contre la coupe de bois illégale. Grâce à ces mesures, les pressions exercées sur le parc diminueront déjà de manière significative. A côté des formations, plusieurs campagnes de sensibilisation ont été menées entre autres pour les écoles. Un sentier de randonnée a également été développé pour l’écotourisme. Différentes structures d’accueil pour touristes vont d’ailleurs être construites ou rénovées. Pour permettre à la réserve de Luki de se régénérer, les forêts endommagées vont être replantées, des parcelles de savane vont être reboisées et le brûlage annuel des savanes pour l’agriculture sera combattu. Le WWF soutient différents projets d’agriculture durable et a mis sur pied un réseau d’ « agriculteurs exemplaires ». Les agriculteurs peuvent dès lors échanger leurs expériences. Le réseau travaillera également sur la pêche durable. De nombreux bâtiments scolaires ont aussi été rénovés et 8 pépinières ont été créées dans lesquelles les écoles s’occupent elles-mêmes des plantations. Pour mener toutes ces actions à bien, le WWF travaille avec différents partenaires comme l’Institut National d’Enseignement et de Recherche Agronomique, le comité “Man and Biosphere” et le Musée Royal d’Afrique Centrale de Tervuren. Sur le terrain, le WWF travaille également avec les ONG’s locales. |