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Rapport Planète Vivante 2014

Qu’est-ce que le Rapport Planète Vivante ?

Tous les deux ans, le WWF publie un rapport scientifique qui décrit l’état de notre planète en analysant de manière approfondie l’évolution de la biodiversité, des écosystèmes et de la pression humaine sur les ressources naturelles. 

Le rapport s’appuie sur 2 indicateurs : 

  • l’Indice Planète Vivante, qui fait état de la santé de la biodiversité de la planète
  • l’empreinte écologique, qui mesure l’ampleur des pressions qu’exercent les humains sur les écosystèmes et la capacité de la Terre à se régénérer 

Au-delà de déterminer l’état de notre planète, le rapport propose également plusieurs études de cas concrets ainsi que des pistes de solutions permettant de gérer notre capital naturel tout en respectant les limites écologiques de la Terre. 

 

 

Quelles sont les informations-clés du Rapport Planète Vivante 2014 ? 

  • Nous utilisons actuellement l’équivalent d’une planète et demie pour soutenir notre activité humaine
    empreinte_ecologique 

     
  • L’Indice Planète Vivante indique que les populations d’animaux sauvages ont diminué de 52% en 40 ans
    Indice Planète Vivante 

     
  • Les pays à faible revenu ont l’empreinte écologique la plus basse mais subissent les pertes les plus importantes dans leurs écosystèmes
     
  • Notre empreinte carbone représente environ la moitié de notre empreinte écologique totale
     
  • 5 solutions : préserver le capital naturel, produire mieux, consommer plus raisonnablement, réorienter les flux financiers et instaurer une gouvernance équitable des ressources

Qu’en est-il de la Belgique ?

La Belgique est le cinquième pays du monde présentant l’empreinte écologique la plus élevée par habitant ! Dès lors, si chaque personne dans le monde avait le même mode de vie qu’un Belge, nous aurions besoin de 4.3 planètes

Comment pouvons-nous maintenir un tel mode de vie qui dépasse les limites écologiques de notre planète? Cela est possible car la Belgique n’est pas un territoire isolé. Notre pays dépend largement de la biocapacité d’autres pays pour supporter le mode de vie de ses habitants. En d’autres termes, nous hypothéquons le capital nature d’autres pays pour assurer nos propres besoins. Mais alors, que se serait-il passé si la Belgique était une île coupée du reste du monde ? Cela fait de nombreuses années que nous aurions utilisé toutes nos ressources et que les Belges auraient disparus… 

Le saviez-vous ? Les émissions de carbone représentent la plus grande part (43%) de l’empreinte écologique de la Belgique. 

Quelles pistes de solutions ?

A l’évidence, les conclusions de ce rapport ne sont pas très positives et nous avons de quoi nous inquiéter. Cependant, toutes ces informations nous permettent également de mettre le doigt sur les erreurs qui sont commises, et donc de dégager des solutions pour changer la situation, car, ne l’oublions pas, rien n’est irréversible pour le moment.

Changer le cours des choses et trouver des chemins alternatifs ne sera pas facile. Mais c’est possible !

Le WWF propose 5 pistes de solutions interdépendantes qui permettraient de respecter les limites écologiques de notre Terre et protéger notre biodiversité : 

  • Préserver le capital naturel : restaurer les écosystèmes endommagés, étendre de manière significative les zones protégées et mettre fin aux pertes d’habitats prioritaires

    Concrètement ?

    Les Carpates, qui représentent la dernière grande zone sauvage d’Europe, abritent plus de la moitié des populations d’ours brun, de loups et de lynx du continent ainsi qu’une grande réserve de forêts primaires. Les Carpates sont en proie à de nombreuses menaces telles que l’exploitation forestière irraisonnée ou encore le braconnage. Afin de mieux protéger cette région très riche en biodiversité, le WWF travaille actuellement à l’extension des zones protégées et à la promotion d’une gestion durable des forêts.

    + Plus d’infos
     
  • Produire mieux : réduire la quantité de matières premières utilisées et la production de déchets, gérer les ressources de manière durable et développer la production des énergies renouvelables

    Concrètement ?

    En 2013, l’énergie éolienne a fourni l’équivalent d’un tiers de la consommation électrique danoise. Cela leur permet de diminuer l’utilisation des combustibles fossiles et donc de réduire leurs émissions de carbone. Le parlement danois s’est engagé à satisfaire la moitié des besoins en électricité du pays avec l’énergie éolienne d’ici 2020. Un exemple à suivre pour la Belgique ?

    + Plus d’infos sur les énergies renouvelables

  • Consommer moins et mieux: à travers un mode de vie à faible empreinte écologique, l’utilisation d’énergie durable et une consommation alimentaire plus saine.

    Concrètement ?

    Il s’agit d’un domaine pour lequel les citoyens peuvent agir de manière directe. Chacun d’entre nous peut décider de consommer moins et de consommer mieux. Par exemple, en faisant le choix de manger plus souvent végétarien, d’acheter davantage de légumes et fruits de saison, de privilégier les poissons labellisés MSC ou ASC, d’utiliser les transports en commun autant que possible, de mieux isoler votre logement ou encore de choisir des fournisseurs d’énergie verte pour votre consommation d’électricité, vous avez un impact positif direct sur l’environnement. De plus, en adoptant certains comportements écologiques, non seulement vous ajoutez votre pierre à l’édifice, mais vous envoyez également aux producteurs, aux gouvernements ainsi qu’à votre entourage le message suivant : la préservation de l’environnement compte pour moi !
     
    + Plus d’infos sur les éco-gestes réalisables à votre échelle

  • Réorienter les flux financiers : valoriser la nature, tenir compte des coûts sociaux et environnementaux, soutenir et récompenser la conservation et gérer durablement les ressources

    Concrètement ?

    Une étude menée par Eneco et le WWF montre qu’en 2010, plus de 70% des subsides belges destinés aux énergies ont été attribués aux énergies fossiles et au nucléaire. En comparaison, la même année, seulement 6% des subventions ont été dédiées aux économies d’énergie. Ce pourcentage a certainement encore diminué depuis que le gouvernement fédéral a supprimé les aides fiscales aux économies d’énergie en 2011. Ces décisions sont inappropriées compte tenu de l’importance des économies d’énergie pour diminuer les coûts de l’énergie et protéger l’environnement, d’autant plus que la Belgique a un fort potentiel en matière d’économies d’énergie. A titre d’exemple, si une partie des subsides destinés aux combustibles fossiles était utilisée pour les économies d’énergie, cela permettrait d’isoler 200.000 foyers en moins de 5 ans.

    + Plus d’infos

  • Instaurer une gouvernance équitable des ressources : partager les ressources disponibles, faire des choix justes et qui tiennent compte de l’impact écologique, mesurer le succès au-delà du PIB

    solutions 

En savoir plus ? 

Consultez l’intégralité de notre Rapport Planète Vivante 2014 (français ou anglais) ou son résumé (français ou anglais)

 


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