Repéré chez nous : l'écureuil roux

Repéré chez nous : l'écureuil roux

En Belgique, tout le monde a déjà aperçu un écureuil roux sauvage, l’adorable lutin qui habite nos forêts, parcs et jardin. En décembre, c’est le moment idéal pour l’observer faire ses dernières réserves qui lui permettront de passer l’hiver. Comment repérer, protéger et même photographier l'écureuil, on vous dit tout!

Contenu proposé en collaboration avec Michel d’Oultremont - Chaque mois, nous vous emmenons désormais à la découverte d’un animal à observer en Belgique en vous promenant en pleine nature. À travers l’œil aiguisé du jeune photographe animalier belge Michel d’Oultremont couronné de nombreuses reconnaissances internationales, apprenons à nous émerveiller de l’incroyable diversité et de la beauté qui nous entoure.

Michel d'Oultremont

Le portrait : l’écureuil, attachant et accommodant

L’écureuil, c’est l’animal qu’on a partout chez nous : dans toutes les forêts, les parcs, les jardins. « Il a une capacité d’adaptation à son milieu assez incroyable et son régime alimentaire est varié. On peut le retrouver tant en Ardenne qu’à Knokke ! », explique Michel d’Oultremont.

L’écureuil est aussi visible presque toute l’année : il nous suffit d’écouter attentivement, posté au milieu des arbres. « On peut l’entendre facilement, lorsqu’il décortique des petits fruits ou qu’il grimpe dans l’arbre. Il produit aussi de petits couinements typiques. Si vous gardez le silence et faites des mouvements lents, vous pourrez même vous en approcher et découvrir leur intimité. »

« Lorsque je suis à l’affût, caché en attente d’un animal à photographier, l’écureuil est mon fidèle compagnon. Il me fait patienter ; j’adore l’observer. Il est attachant, tendre, beau, vif, et facile à repérer. Souvent, il vient m’observer dans l’arbre sous lequel j’attends. On se regarde. »

écureuil eekhoorn

Repéré en décembre : l’écureuil cherche ses derniers vivres pour l’hiver

En Belgique, l’écureuil n’hiberne pas ; les hivers ne sont pas assez rudes. Cependant, pendant tout l’automne, il fait ses réserves.

En décembre, il a normalement terminé de remplir sa cavité principale, en haut d’un arbre. Il y a rassemblé toutes sortes de fruits des bois : noix, noisettes, fènes, graines de pommes de pins, glands… Quand cette mission est remplie, il va continuer à faire des réserves qu’il cachera à d’autres endroits dans la forêt.

« L’écureuil, c’est un peu Scrat, dans l’Âge de Glace. Il va creuser et cacher des noisettes un peu partout… Mais bonne chance pour les retrouver après ! Donc une fois sur deux, il va oublier où il a caché sa noisette, et ne la retrouvera jamais. Mais comme ça, il nourrit d’autres animaux, et dissémine des graines qui deviendront des arbres. »

En janvier et en février, l’écureuil se fait beaucoup moins voir dans la forêt : il passe surtout son temps à manger ses réserves.

Protéger l'écureuil

Pour aider les écureuils à passer l’hiver, vous pouvez leur mettre une réserve de noisettes (natures !) dont ils raffolent, dans une mangeoire. Mais veillez à respecter ces règles simples pour assurer leur sécurité :

  • Règle n°1 : les écureuils s’habituent très vite à la présence humaine. Évitez à tout prix que ce soit le cas ; vous mettriez sa vie en danger en lui faisant baisser sa garde. En effet, ils pourraient plus facilement se faire attraper par les chats, par exemple.
  • Règle n°2 : si vous commencez à nourrir les écureuils, faites-le jusque fin mars, voire début avril. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils pourront retrouver de la nourriture de façon autonome. Si vous arrêtez avant, ils se seront habitués à aller se servir et n’auront plus assez de nourriture pour finir l’hiver. Cela vaut aussi pour les oiseaux.

La photo de l'écureuil : « Lutin des bois », rencontre à l’aube

Derrière l’Abbaye de Villers-La-Ville vivent de nombreux écureuils. C’est là que la photo a été prise. « Quand le soleil se lève, cet endroit est pile poil à contre-jour, et c’est parfait pour faire une silhouette d’écureuil. Je me suis couché dans les feuilles, avec mon filet de camouflage et des branches de sapin au-dessus de moi, et j’ai mis quelques noisettes pour attirer l’écureuil à l’endroit où je voulais le photographier. Il est passé pile au bon moment, c’est-à-dire dans les dix minutes où le soleil éclaire précisément cet endroit. »

La patience de Michel a finalement pu nous offrir cette belle silhouette, portrait du petit lutin de nos bois.

Cette photo d'écureuil, ainsi que 35 autres de Michel d’Oultremont, peuvent être admirées dans l’exposition en plein air à l’Abbaye de Villers-La-Ville, jusqu’au 13 février 2022.

Michel d'oultremont, photographe animalier
Originaire du Brabant-Wallon, Michel d’Oultremont est un photographe animalier passionné de faune sauvage. Depuis l’enfance, il capture l’instant sauvage, sans retoucher ses photos. Publié dans les plus prestigieux magazines animaliers, Michel d’Oultremont collectionne les récompenses internationales dont le « Rising Star Award » du Wildlife Photographer of the Year, remporté à deux reprises. Il collabore désormais avec le WWF, afin de faire découvrir les joyaux de notre faune sauvage et donner envie à toutes et tous de protéger cette nature fragile et magnifique dont nous avons toutes et tous besoin.

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